Cette pratique se vit en plusieurs temps, sur plusieurs jours ou semaines. Il n’est pas à “réussir”, mais à habiter.
Avant de commencer
Choisis un carnet dédié, que tu n’utiliseras que pour ce moment
Pas ton journal du quotidien. Un espace à part, presque sacré.
Avant chaque écriture :
- assieds-toi confortablement
- respire lentement 3 fois
- pose une main sur ton cœur ou ton ventre
Puis dis intérieurement : Je m’autorise à ne pas savoir tout de suite.
Ce qui a été (regarder sans jugement)
Un premier jour, écris librement à partir de cette phrase :
« Les 20–30 dernières années m’ont appris que… »
Laisse venir :
- les renoncements
- les joies
- les choix faits par nécessité
- les élans suivis ou étouffés
N’analyse pas.
Écris jusqu’à sentir que c’est suffisant.
Puis ferme le carnet.
Ce temps sert à honorer le chemin déjà parcouru, sans regret ni glorification.
Ce que je ne veux plus porter
Un autre jour, quand tu te sentiras disponible, écris :
« Pour les années à venir, je ne veux plus… »
Sans te censurer. Sans adoucir. Sans chercher à être “sage”.
Tu peux écrire :
- des façons de vivre
- des rythmes
- des relations
- des attentes extérieures
Quand tu as terminé, pose cette phrase : J’ai le droit de ne plus porter cela.
Ce que je veux nourrir
Quelques jours plus tard, écris à partir de :
« Ce que je veux vraiment nourrir dans ma vie maintenant, c’est… »
Pas ce que tu veux avoir. Mais ce que tu veux ressentir, incarner, honorer.
Par exemple :
- une qualité de présence
- une forme de liberté
- une relation au temps
- une façon d’être au monde
Laisse cette page ouverte. Tu pourras y revenir plusieurs fois.
La lettre à la femme que je serai
Quand tu te sentiras prête, écris une lettre en commençant par :
« À la femme que je serai dans 20 ou 30 ans… »
Parle-lui :
- de ce que tu espères pour elle
- de ce que tu lui souhaites
- de ce que tu veux déjà lui offrir aujourd’hui
Ce n’est pas une projection mentale. C’est une transmission intérieure.
Laisser reposer
Ce rituel ne demande pas de conclusion. Il demande du temps. Referme ton carnet.
Laisse-le vivre avec toi.
Tu remarqueras que :
- certaines réponses viendront en marchant
- d’autres dans le silence
- d’autres encore ne viendront jamais clairement… et c’est très bien ainsi
Car cette question n’appelle pas une décision rapide. Elle appelle une posture intérieure.
Phrase d’ancrage
Tu peux la noter sur la première page de ton carnet : Je n’ai pas à savoir toute la suite. Je choisis d’avancer en vérité.

