Après 50 ans, tu n’es pas obligée de devenir
une meilleure version de toi
Voilà, c’est dit !
Je sais qu’une fois de plus, je vais un peu à contre-courant.
On nous propose sans cesse de travailler sur nous, de nous améliorer, de guérir, de nous dépasser.
De devenir une version plus alignée, plus consciente, plus sereine, plus ceci… plus cela.
Mais à un moment, tout cela m’a étouffée. J’ai eu envie de dire : Et si j’arrêtais de me corriger ?
J’ai déjà vécu, aimé, perdu, appris, donné, construit.

Je me suis trompée, je suis tombée, je me suis relevée un nombre incalculable de fois.
Tout cela a fait de moi la femme que je suis aujourd’hui.
Ce que je sais c’est qu’après 50 ans, le chemin n’est plus forcément de devenir « meilleure ». Il s’agit davantage de retour à soi, de revenir vers ce qui est juste pour toi, reconnaître ce que tu es devenue et t’autoriser enfin à le vivre pleinement.
Car un passage de vie peut aussi être cela : cesser de chercher à correspondre à une image pour commencer à habiter sa propre vérité.
Ne plus t’excuser pour ton caractère. plus étouffer tes désirs pour te conformer,ne plus chercher à être la femme que tu devrais être à ton âge surtout, ne plus confondre évolution personnelle et perpétuelle remise en question de toi.
Personnellement, j’ai choisi de rire plus fort, dire non plus vite, faire ce qui me plaît sans avoir besoin de lui trouver une justification profonde, remettre de la joie là où la vie était devenue trop sérieuse.
C’est aussi cela, pour moi, le féminin mature.
Une femme qui n’a plus besoin de se réinventer sans cesse pour avoir de la valeur, qui connaît son histoire, ses forces, ses fragilités, ses désirs… et qui devient davantage souveraine de ses choix.
La maturité ne devrait pas nous rendre sages au point de devenir ennuyeuses. Elle devrait peut-être nous rendre suffisamment libres pour être pleinement vivantes.
Aujourd’hui, je ne cherche plus à devenir une meilleure version de moi, je veux habiter pleinement celle que toutes ces années ont fait naître.
Peut-être est ce cela finalement, une forme de renaissance : ne pas devenir une autre femme, mais oser enfin être pleinement celle que tu es devenue.
Alors, si tu arrêtais un instant de chercher à t’améliorer? Qu’est-ce que tu t’autoriserais enfin à être ? à vivre ? à désirer ?
Tu peux me l’écrire.
J’aime beaucoup lire ce qui commence à émerger chez les femmes à ce moment de leur vie.

