J’avoue : je n’ai pas eu toujours envie de travailler sur moi. Voilà c’est dit!
Il fallait bien que quelqu’un le dise parce qu’entre les podcasts à écouter, les livres à lire, les blessures à guérir, les croyances à déconstruire, les émotions à accueillir, les limites à poser et les parts de nous-mêmes à aller explore,
Parfois, j’avais juste envie de dire : STOP.
Je n’avais parfois aucune envie d’analyser ce que cette journée etait venue m’enseigner. Je n’avais pas envie de chercher le message caché derrière ce qui m’arrive. Je n’avais pas envie de transformer chaque contrariété en occasion de croissance et encore moins de me demander quelle blessure d’enfance venait de se réveiller parce que quelqu’un m’avait énervée.

Parfois, j’avais simplement envie de manger un très bon gâteau, de rire pour rien de regarder un film complètement idiot de mettre de la musique et de danser dans mon salon, de sortir prendre l’air sans objectif. En un mot de ne rien optimiser du tout.
Et vous savez quoi ? Je crois que c’est très bien.
La spiritualité, telle que je la vis aujourd’hui, ne consiste pas à être consciente de tout, tout le temps. Elle ne consiste pas à chercher du sens derrière chaque événement ni à devenir une femme parfaitement alignée, parfaitement sereine, parfaitement éveillée.
Elle consiste aussi à être là dans son corps, dans sa vie dans ses contradictions, dans ses éclats de rire, dans ses envies, dans ses jours lumineux comme dans ses jours plus brouillons.
Parfois, la plus grande forme de sagesse est peut-être de savoir refermer son carnet de développement personnel et de dire :

« Aujourd’hui, je profite juste de ma vie. »
Après 60 ans, j’ai de moins en moins envie de me corriger. J’ai davantage envie de vivre, de goûter, d’aimer, d’oser, de rire,
de faire des choses qui n’ont aucune utilité particulière, sinon celle de me rendre heureuse.
Au fond, à quoi servirait une vie parfaitement travaillée sur soi si elle ne laisse plus de place au plaisir d’être vivant ?
Alors oui, j’aime l’intuition, j’aime le subtil, j’aime écouter ce qui se passe en profondeur. mais j’aime aussi le chocolat.
Quelquefois entre une grande prise de conscience et une part de gâteau… je choisis le gâteau.
Et toi ?
Quel est ton plaisir totalement inutile que tu t’autorises sans chercher à lui trouver une quelconque dimension spirituelle ?
