Sororité : choisir de se rassembler après avoir été blessée

La sororité Pour moi, ce mot n’a jamais été naïf.

J’ai souvent été poignardée. Pas de façon frontale. Mais derrière le dos. Par des femmes.

Dans le monde professionnel, dans des relations amicales, au sein d’associations, dans des cercles où l’on parlait pourtant de valeurs, de conscience, de féminin, parfois même dans la sphère familiale.

J’ai connu la trahison silencieuse. Les non-dits. Les jalousies déguisées. Les rivalités sourdes. Celles qui font plus de dégâts que les conflits ouverts. Oui, tout cela m’a parfois dévastée.

Et pourtant…

Continuer à aimer les femmes, malgré tout

Malgré ces blessures, je n’ai jamais cessé de vouloir épouser la cause des femmes. De mille et une façons. Peut-être même avec encore plus de détermination.

Parce que j’ai compris quelque chose d’essentiel : ce n’est pas la sororité qui m’a blessée. Ce sont des femmes qui, elles aussi, portaient leurs propres blessures.

Aujourd’hui encore, j’ouvre des espaces pour les femmes. J’offre une écoute. Une présence. Un lieu où déposer ce qui vacille.

J’accompagne particulièrement celles qui traversent une crise, des questionnements, des doutes liés à l’âge, à cette période charnière où tout se redéfinit. Et je le fais en conscience.

Une sororité qui a mûri

Je ne crois plus à une sororité de façade. Celle qui se proclame mais ne se vit pas. Celle qui parle d’amour entre femmes tout en nourrissant la comparaison ou la compétition.

Aujourd’hui, je choisis de m’entourer de femmes :

Je me laisse guider par mon intuition. Elle ne me trompe plus.

La sororité, pour moi, n’est plus un idéal. C’est un choix conscient, exigeant, parfois radical.

La sororité comme acte de résistance

Il y a, dans la sororité des femmes en renaissance, une forme de rébellion douce. Refuser de se diviser.
Refuser de se comparer. Refuser de reproduire les schémas qui nous affaiblissent.

À un certain âge, nous n’avons plus le luxe de nous tirer dans les pattes.
Nous avons trop à offrir. Trop de sagesse. Trop d’expérience. Trop de feu encore vivant.

Lorsque des femmes sages et souveraines se soutiennent, elles deviennent une force exceptionnelle. Une puissance tranquille.
Une présence qui transforme.

Se rassembler pour se relever ensemble

La sororité que je défends n’efface pas les blessures passées. Elle ne demande pas d’oublier.
Elle invite à transmuter.

Se rassembler, ce n’est pas être d’accord sur tout. C’est choisir de ne plus se nuire. C’est soutenir sans vouloir posséder.
C’est écouter sans dominer. C’est célébrer les singularités.

Pour moi, la vraie sororité commence là : quand une femme en relève une autre, sans s’éteindre elle-même.

Mon message aujourd’hui

Si nous, femmes en renaissance, femmes de maturité, femmes qui avons traversé, chuté, relevé la tête, si nous choisissons de nous soutenir,
alors nous incarnons quelque chose de profondément transformateur.

La sororité n’est pas un slogan. C’est une posture intérieure. Un engagement. Un acte d’amour lucide.

Et peut-être, finalement, l’une de nos plus grandes puissances.

Avec Amour,

Christine